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10 choses que j'ai appris pendant mon PVT à Tokyo

Dernière mise à jour : 23 nov. 2018


Nous vivons tous notre visa vacances travail de manière différente. Et, pendant cette année, nous avons également apprit, évolué, grandit.

Parfois cette année se passe de manière très paisible, parfois un peu plus catastrophique, et il arrive que certains finissent par craquer. Ou, effet inverse, n'ont plus jamais quitté ce pays.


Etant déjà venue à Tokyo pendant 1 an et demi en visa étudiant, je connais déjà bien la ville, et je vis également avec mon compagnon, ce qui fait que j'ai un rythme un peu différent par rapport aux personnes qui viennent dans le but de travailler juste un peu, de s'amuser et voyager le reste du temps.

Pour cette année de visa vacances travail, mon objectif était en priorité de travailler et essayer d'obtenir un visa de travail.


Voici la liste des 10 choses que j'appris pendant toute cette année !


1- Le besoin de m'éloigner plus souvent de Tokyo:

Aaah Tokyo ! Il est vrai que c'est une ville très pratique, avec ses boutiques ouvertes tous les jours, les konbini h24, ses belles lumières et j'en passe. Mais cette année, plus qu'avant, j'ai eu vraiment le besoin de m'en éloigner.

J'avais besoin de me retrouver, de marcher dans l'herbe, de sentir l'air frais de la montagne et des superbes campagnes japonaises. Et cette année, grâce a mon salaire, j'ai pu découvrir de nouveaux lieux comme Sendai et Matsumoto.


2- Dealer avec mes valeurs

Bien qu'ayant commencé à m'intéresser au mode de vie végé avant de venir vivre ici, c'est en étant au Japon que j'ai découvert, avec l'aide des réseaux sociaux, le zero waste et la mode éco-responsable.

Ici, personne ne s'intéresse vraiment à la cuisine végétale, même si ça commence à se développer, en particulier dans les grandes villes. Pour ce qui est zéro déchet, c'est assez catastrophique à cause de la surconsommation de plastique.

Du coup, pour surmonter les moments de grande frustration, j'essaye de dealer. Par exemple: aller dans les frip pour m'habiller, apprendre à cuisiner des recettes végé plus souvent et omni moins souvent (vous l'aurez compris, je ne suis pas vegan ou végétarienne, mais en transition), et j'ai investi dans des couverts en bois à transporter avec moi, un thermos, une brosse à dent en bamboo, et, plus récemment, dans une paille en inox.


3- Mieux m'habiller:

Pas que je m'habillais mal avant, mais quand j'ai rencontré monsieur, j'avais encore un style un peu étudiant. Lui, aimant les femmes qui ont du style, en plus de la mode japonaise casual-chic qui commence à déteindre doucement sur moi (tout en aimant encore être excentrique), je commence à prendre de plus en plus de plaisir à porter jupe et robe, ce qui était limite impensable encore quelques années avant.

J'aime encore porter des jeans et pantalons, mais j'essaye de faire en sorte d'être assez féminine, tout en mettant une touche perso comme une pierre et un maquillage naturel non testé sur les animaux.

D'ailleurs, le fait d'acheter beaucoup plus souvent en friperie m'a donné l'occasion d'essayer des vêtements que je n'aurais certainement jamais regardé en temps normal ! Je me suis un peu redécouverte !


4- La difficulté de s'adapter à un autre pays:

Mon fiancé étant également d'origine étrangère, nous faisons tous les 2 face à ce problème, surtout lui, travaillant dans une boîte japonaise.

Il lui arrive parfois de subir du power harassment par son senpai (aîné) qui lui envoie des sms à minuit le menaçant de le virer pour des raisons absolument ridicules, ce qui me donne forcément envie de lui envoyer un message lui demandant d'aller voir ailleurs. Malheureusement, il serait impensable de faire ça.

On lui a également interdit de se produire en concert (ce qui est fort contraignant quand on est musicien), et de toujours rêver pour une augmentation de salaire.

Certains points de la société japonaise me mettent parfois en boule, mais j'essaye de faire avec pour le moment.

Du coup je pense être devenue beaucoup plus tolérante envers les étrangers qui ont du mal à s'adapter à la France, étant moi-même expatriée.


5- Regarder la chance qu'on a en France:

Mettons tout de suite de côté les "la France c'est sale", "Les gens sont tellement cons ici" et le fameux "La société française blablabla". Ne pensez pas que l'herbe sera plus verte ailleurs, vous risqueriez de foncer dans un mur.

Je me suis rendue compte de la chance d'être dans un pays dont ses citoyens se bougent pour le climat, d'avoir des produits frais, bio et locaux facilement à disposition, de bons soins médicaux souvent remboursés, des femmes qui se battent pour se faire entendre l'école gratuite...

Quand je suis rentrée à Lille cet été, j'étais d'ailleurs assez étonnées car, en regardant bien, je n'ai pas trouvé cette ville spécialement sale, ça m'a fait aussi beaucoup de bien de retrouver un grand mélange culturel et des gens chaleureux et des modes de pensée différents.

Et, inversement, quand je suis rentrée au Japon, j'étais très heureuse de retrouver ce sentiments de sécurité dans les rues, la beauté des cerisiers au printemps ou des érables en automne, et la sérénité des temples.


6- Ne plus me comparer aux japonaises physiquement:

Lors de mes premiers voyages au Japon, je me sentais assez complexée lorsque je regardais le corps des japonaises, souvent si minces, si féminines, avec de sublimes cheveux et une peau sans défauts !

Maintenant, même si il m'arrive encore parfois de regarder une jolie femme dans la rue, je sais que je vais pas l'envier comme avant.

Je pense qu'en prenant de la maturité, j'ai commencé doucement à aimer mon corps avec ses qualités et ses défauts. Un peu plus de body positive quoi !


7- Travailler:

Quand je suis venue pour mon visa étudiant, j'ai fait en sorte d'emprunter assez d'argent pour faire de mes études une priorité.

Quand j'ai trouvé l'annonce pour le baito (petit boulot) que j'ai exercé pendant presque 1 an (avec une petite pause), j'ai tout de suite dit que j'étais là pour travailler. Et du travail, on m'en a donné, et pas qu'un peu !

J'aurai bien voulu me plaindre de mes semaines qui atteignaient parfois 50h, de ces journées où je partais de chez moi à 7h en sachant que je ne serais pas de retour avant 22h, et ce, plusieurs jours de suite, à peine le temps de manger ou de dormir. Mais quand je parlais avec certains de mes collègues, je me suis rendu compte que je n'étais pas dans la pire position.


8- Aimer la simplicité et les belles choses:

Si l'Asie est connu pour le Bouddhisme, je dois avouer qu'il y a une chose que j'apprécie beaucoup ici: c'est de voir à quel point les gens peuvent s'extasier sur la beauté des choses simples.

Il m'est arrivé parfois de regarder un ciel magnifique, de sortir mon téléphone pour le prendre en photo, et de voir mon voisin faire de-même.

Je suis très sensible à la force vibratoire que certains lieux et objets peuvent dégager ici.

Les arts comme l'ikebana (art de la composition florale), du bonsai, du kintsugi ou encore de la cérémonie du thé participent, je pense, à cette sensibilité chez les japonais.


9- Faire face "seule" aux aléas de la vie:

J'insiste sur les guillemets qui entourent le "seule" dans le sens où j'avais quand même l'homme à la maison pour me remonter le moral. Mais plutôt "seule" dans le sens où quand certaines choses arrivent, on aime être entouré de sa famille et de ses amis proches, de retrouver ses racines

Cette année fut extrêmement difficile psychologiquement pour moi. J'ai manqué de craquer et tout plaquer plusieurs fois, mais j'ai tenu bon. Entre accidents de la route, perte, disputes, frustrations, burn-out, refus de visa travail, j'ai appris la gratitude et le moment présent.

Méditation, course à pied, balade dans la nature, il m'a fallu du temps pour pouvoir me reconstruire petit à petit et de trouver le bien dans le mal.


10- Ne plus voir mes amis:

Dernier point de la série !

Ceux qui me connaisse savent très bien que j'adooore passer du temps avec mes amis. C'est limite un besoin fondamental pour moi que d'être entourée de personnes avec qui bavarder de tout et de rien.

Mon boulot prenant beaucoup de temps, en plus de la maison dont il faut s'occuper, tout en sachant qu'au Japon, le week-end, c'est pas forcément samedi et dimanche, difficile de trouver un moment pour les potes. Mais c'est comme ça, il faut faire avec ! Du coup on finit par se voir seulement quand on a de la chance.


Voilà, cet article est terminé !


Et vous, qu'est-ce que vous avez appris pendant vos moments d'expatriation ?

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